Piège à gros gibier 2022, Valerie Cain Bourget
Piège à gros gibier 2022, Valerie Cain Bourget

À l’occasion des Journées de la culture, fêtez avec nous la culture gaspésienne

Vendredi 19 septembre 2025 – La Gare de Matapédia — Pôle artistique et communautaire, est heureuse de convier la population à un brunch pour célébrer les Journées de la Culture le samedi 27 septembre de 11 h à 13 h autour d’un brunch avec la présentation de l’artiste nouvellement arrivée Valérie Cain Bourget et les dernières créations musicales de Jérôme Bolduc de Matapédia.

  • Ces rencontres sont des moments conviviaux et privilégiés entre la population et les artistes
  • L’événement est présenté en français et en anglais, gratuit et accessible à toutes et tous
  • Un brunch, composé de café, thé, tisane et viennoiserie est offert

À PROPOS DE VALÉRIE CAIN BOURGET
Dans le cadre des Résidences Cap Gaspésie, un nouveau programme au profit des jeunes artistes de notre territoire qui inclut un long séjour parmi nous suivi d’une
exposition, la Gare est heureuse de présenter la première lauréate originaire de Cap-d’Espoir, Valérie Cain Bourget, en résidence du 7 septembre au 1er décembre 2025
et dont l’exposition se tiendra du 15 novembre 2025 au 1er avril 2026.

Dans de petites installations précaires et des vidéos texturées, son travail multidisciplinaire consiste à créer des univers oniriques désenchantés, produit avec des matériaux trouvés et une économie de moyen. Ses références sont issues d’un monde dystopique évoqué par une organisation post apocalyptique au style DIY. À travers la reconfiguration organisationnelle de matériaux frustes et d’éléments collectés dans la nature, l’artiste étudie les structures de mécanismes improvisés et de dispositifs artisanaux, construits en situation d’urgence. Cain Bourget s’inspire largement des paysages vernaculaires de la Gaspésie avec des références constantes à l’horizon, à la mer et à la nature, aux pilotis, au feu de camp, et à la chasse. L’artiste explore les codes esthétiques, les mécanismes de ce type d’assemblage improvisé (piège, abris, collecteur de pluie,…) nécessaire dans un contexte d’après-fin. Qu’il s’agisse d’un caillou, d’une vidéo détériorée par la création d’erreurs de compression ou d’un isolant issu de l’industrie pétrochimique, les éléments sont mis à profit de la même façon en oeuvrant à l’extérieur d’une hiérarchie qui établirait leur valeur. Cain Bourget donne ainsi une nouvelle prestance aux matériaux qu’elle utilise afin poursuivre sa réflexion sur le nouveau rudimentaire. L’artiste y questionne l’impermanence et le virtuel et aborde l’empathie des consciences synthétiques dans un contexte d’après-fin.

Le projet qu’elle souhaite développer à la Gare s’intéresse aux arrières cours des maisons en région où toute sorte de matériaux et d’objets sont entassés, garder là «au cas où» et laissés pour compte durant l’hiver. Une fois la neige fondue, ils forment des amoncellements improbables que Cain Bourget poètise : « ce sont les trailers et les chars rouillés de fond de champs, les empreintes que les planches de 2×4 laissent dans l’herbe et les polythènes qui les protègent de la pluie. Ce sont ces images qui ont forgé mon regard et ma pratique artistique. Elles m’ont permis de porter une attention particulière aux matières en transition, aux formes bricolées, aux structures précaires qui racontent autant la débrouille que la résilience des classes travaillantes hors des grands centres. Ce sont aussi les traces d’ours dans la neige à moitié fondue ; les rumeurs de carcajou et de cougar
; les feux qu’on fait dans les vieux tonneaux de laveuse ; les bruits sourds des morceaux de cap qui tombent dans la mer ; les agates de lendemain de tempête. C’est tous ces éléments qui traversent ma pratique artistique de façon souterraine. Je ne serai pas l’artiste que je suis aujourd’hui sans le territoire gaspésien. »

Biographie
Valérie Cain Bourget complète actuellement sa Maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université Laval. Les débuts de sa carrière professionnelle sont jalonnés de belles reconnaissances par des prix et des invitations dans centres d’artistes et fondations reconnues : Récipiendaire des prix Louise Viger et Tomber dans l’OEil en 2023, Cain Bourget a réalisé sa première exposition dans un centre d’artistes en 2024 avec Code d’erreur : l’aube à la petite salle de l’OEil de Poisson. En 2025, l’artiste a exposé collectivement à l’Écart de Rouyn-Noranda et a réalisé une résidence au centre Sagamie au Saguenay. Elle a été l’une des finalistes pour le prix de la relève artistique Télé-Québec et vient de remporter le prix Horizons nouveaux de la Fondation Grantham. Valérie Cain Bourget est la première artiste invitée dans le cadre des Résidences Cap Gaspésie, des résidences
long terme suivies d’une exposition dédiée à de jeunes artistes de la Gaspésie.

Ainsi, la résidence et la présentation d’une exposition à la Gare de Matapédia –Pôle artistique et communautaire représente une occasion professionnelle majeure pour cette jeune artiste de notre région qui saura sans nul doute s’intégrer dans la communauté. Réciproquement, la communauté dégagera une certaine fierté en soutenant une artiste en devenir de sa région.

À PROPOS DE JÉRÔME BOLDUC
Jérôme Bolduc (Matapédia) revient avec bonheur à la chanson en nous offrant ses dernières compositions, tirées de trois projets en devenir concoctés avec différents collaborateurs. Engagés artistiquement depuis de nombreuses années à travers l’écriture, la performance théâtrale et la musique sous toutes ses formes, c’est par le chant et la guitare acoustique que son art s’épanouit aujourd’hui. Ses mélodies poétiques et sentimentales nous transportent au rythme d’un folk aux saveurs du monde.

À PROPOS DE LA GARE DE MATAPÉDIA
La Gare de Matapédia — Pôle artistique et communautaire est un centre d’arts visuels actuels implanté dans un bâtiment ferroviaire patrimonial. Il a pour mission de soutenir la création, la production et la diffusion d’oeuvres d’art et de mettre en relation la population avec les artistes, l’art et le patrimoine. Par le biais d’événements gratuits offerts à la population, la Gare de Matapédia tend à rapprocher les artistes des communautés et à enrichir les connaissances de soi et du monde. Son projet est basé sur les résidences à travers différents programmes. Les expositions permanentes et temporaires présentées s’inspirent de la localisation et de l’histoire du lieu. Favorisant l’engagement social et communautaire durable, le projet préserve l’utilisation de la salle d’attente par les voyageurs du train dans laquelle des expositions sont présentées, une formidable occasion de développer les publics à l’art actuel.

RESTEZ À L’AFFÛT!

Campagne de financement
Plongez au coeur de la créativité émergente avec le projet À fonds de train pour la relève! En offrant un espace de création pour les jeunes artistes de Gaspésie et d’ailleurs, la Gare de Matapédia – Pôle artistique et communautaire ouvre la voie à l’exploration et à la diffusion, offrant une opportunité unique de professionnalisation. En ligne sur la Ruche Québec très bientôt!

NOS PARTENAIRES
La Gare de Matapédia – Pôle artistique et communautaire remercie ses partenaires financiers et en produit qui participent à la réalisation de sa programmation : Le Conseil des arts et des lettres du Québec, La MRC Avignon, la Municipalité de Matapédia, la Caisse Desjardins de la Vallée de la Matapédia et la Brulerie de l’Atlantique.

POUR INFORMATION, PHOTOS ET ENTREVUES
Caroline Andrieux, cheffe de projet
418 865 2510