Camillia Buenestado Pilon, consultante en histoire et en patrimoine
C’est avec un énorme plaisir que j’ai accepté d’être la co-porte-parole, auprès du talentueux Fernand Alain, de cette toute première Semaine du patrimoine de la Gaspésie.
La Semaine du patrimoine, c’est un espace où des personnes comme vous et moi, passionné.e.s par les questions de legs, d’héritage et d’histoire, pourront se célébrer.
Vous le savez peut-être, mais j’ai la chance de vivre de ma passion. Le patrimoine, pour moi, c’est toute. C’est une grille d’analyse à partir de laquelle nous réfléchissons les espaces que l’on habite, que l’on investit et qu’on chérit. Une posture au sein de laquelle on se promène entre le passé et le futur, et dans ce balancement où l’on choisit ce qu’il y a à protéger, à chérir, à bichonner, il y a tant de sens.
Le patrimoine nous transcende et nous fonde. Que l’on parle de patrimoine mobilier, mobilier ou immatériel, il y a quelque chose qui, nécessairement, ancre chacune et chacun d’entre nous dans l’existence. Qu’il s’agisse de notre maison familiale, de la parlure de notre mère, de nos racines mêlées, des histoires d’exil de nos ancêtres, de clôtures en chicane, du garage de notre père, de la création de notre rang.
La thématique de cette première Semaine, c’est la toponymie. De la manière que l’on nomme nos territoires. Nos croches, nos trous, nos fosses, nos ranges, nos lanes, nos commons, nos Gospem, nos Sipu. Nos spots de chasse, de crazy carpet, de cueillette de petites poires : notre folklore à nous autres.
Cette incursion nous mènera inévitablement à constater que ce territoire est habité, évidemment, par bien d’autres que nous. Il faudra écouter. En outre, la toponymie mi’gmaq, riche et toujours bien présente, sera à l’honneur cette semaine.